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DE LA GEcor

Cardio-gériatrie

La cardiogériatrie concerne les patients cardiaques âgés (moyenne d’âge 85 ans) hospitalisés à l’Hôpital des Trois Chêne des HUG (300 lits) et au Centre de Soins Continus (Hôpital de Bellerive, 100 lits).

1. Les lieux
L’activité cardiologique s’exerce :
  • dans l’Unité de consultations et d’examens (UCE) soit de l’Hôpital des Trois-Chêne, soit du Hôpital de Bellerive (environ 800 patients par an) ;
  • dans l’Unité de Soins intermédiaires de l’Hôpital des Trois-Chêne qui comprend 4 lits et qui permet la surveillance et le traitement ad hoc, sur les plans médical et infirmier, 24 heures sur 24, de situations surtout cardio-respiratoires aiguës ne nécessitant pas une admission aux Soins intensifs du site de Cluse-Roseraie des HUG (environ 280 patients par an).
2. Les personnes
La cardiogériatrie est assurée par un cardiologue FMH, médecin adjoint agrégé aux HUG ou par son remplaçant ainsi que par une équipe d’infirmières et d’infirmiers spécialisés d’une dizaine de personnes.
 
Responsabilité médicale :
Dr Georg Ehret, médecin adjoint, (service de médecine interne, et de réhabilitation de l'Hôpital des Trois-Chêne)
 
3. Les examens réalisés
L’examen clinique est complété par les examens techniques non invasifs suivants :
  • Electrocardiogramme (ECG) standard ;
  • Electrocardiogramme de Holter ou enregistrement continu de l’ECG de 24 ou 48 heures par une cassette à mémoire sans bande magnétique, dont le contenu est transféré pour décodage au Service de cardiolo gie des HUG ;
  • Electrocardiogramme dit épicritique qui, à la différence de l’ECG de Holter qui enregistre continuellement l’activité électrique du cœur pendant 1 ou 2 jours, ne retient que les arythmies cardiaques s urvenant lors d’un symptôme particulier ou d’un malaise. Cette technique complète l’ECG de Holter ;
  • Echocardiogramme trans-thoracique (où une sonde est appliquée sur le thorax) uni et bi dimensionnel ainsi que Doppler continu, pulsé et couleur. Cette technique non invasive et non irradiante permet d’évaluer avec précision l’état du cœur ;
  • Electrocardiogramme d’effort sur bicyclette ergométrique, rarement réalisé mais parfois possible ;
  • Les échocardiogrammes trans-œsophagiens (où la sonde est « avalée » dans l’œsophage comme pour une gastroscopie), la cardiologie invasive (coronarographies, angioplasties coronaires avec pose de stent, traitements électriques des arythmies par ablation) et l’implantation des pace-makers et des défibrillateurs se font exclusivement sur le site Cluse-Roseraie.
Une étroite collaboration et une indispensable complémentarité existent entre l’Hôpital des Trois-Chêne et les Services de cardiologie et des Soins intensifs du site Cluse-Roseraie où et d’où les patients âgés sont transférés selon leur pathologie et la spécificité des différents sites.
4. Maintien ou restauration de l’activité physique
Outre le traitement médicamenteux, le maintien ou la restauration d’une activité physique est essentiel au malade âgé. C’est pourquoi, après la phase aiguë d’une insuffisance cardiaque ou d’une angine de poitrine, les patients participent, quand c’est possible, à un programme de réadaptation cardiaque adapté à leurs besoins et à leurs possibilités, d’abord individuel puis en groupe
5. L’enseignement
La fréquence, la diversité et la complexité des cardiopathies qui affectent le sujet âgé rendent la cardiogériatrie particulièrement propice à l’enseignement. L’auscultation cardiaque et la thérapeutique cardiologique sont ainsi enseignées au lit du malade à environ 25 médecins internes et chefs (-ffes) de clinique, complétées par des cours et des quiz d’ECG.

Outre sa spécificité et son aspect technique, la cardiogériatrie, et c’est sa tâche la plus difficile, ne peut échapper à une réflexion éthique indissociable de l’activité médicale. Cette réflexion doit prendre en compte les co-morbidités, l’espérance et la qualité de vie ainsi que la sensibilité aux effets secondaires et aux interactions médicamenteuses de chaque patient. La décision d’implanter ou non un pace-maker à un patient souffrant d’une maladie d’Alzheimer pose la délicate question de savoir jusqu’où aller raisonnablement, du point de vue du malade, de ses proches, du médecin et de la société (coûts). L’acuité de cette interrogation ne manquera pas d’être proportionnelle à l’augmentation prévue de la population gériatrique au cours des prochaines décennies.